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Retrouver d’anciens collègues partis ailleurs

5 min de lecturepar Alex

Deux anciens collègues se serrent dans les bras en riant pendant que d'autres montrent une vieille photo d'équipe

Retrouver d’anciens collègues pour un départ à la retraite prend deux à trois semaines, par cinq pistes, et un message qui dit à chacun pourquoi on pense à lui.

Pourquoi retrouver d’anciens collègues pour un départ ?

Une carrière traverse plusieurs équipes, plusieurs services, parfois plusieurs entreprises. Le jour du départ réunit ceux qui sont là aujourd’hui ; les anciens collègues, partis à la retraite, mutés ou installés ailleurs, ont des souvenirs que personne dans la pièce n’a vécus : le premier poste, les années d’un projet, un chef d’équipe devenu ami. Ils ne sont simplement plus dans l’annuaire, et il faut aller les chercher.

Cela prend souvent deux à trois semaines, et c’est une des choses qui changent le plus un pot de départ : que préparer avec les collègues explique où placer leurs messages, cet article explique comment les retrouver.

Quelles pistes suivre pour retrouver d’anciens collègues ?

  • La personne elle-même. Sans dire pourquoi : « tu as des nouvelles de Christine, qui était à la compta ? » passe très bien dans une conversation, et elle sera contente qu’on s’y intéresse.
  • Les plus anciens du service. Ils ont gardé des numéros que personne d’autre n’a, souvent des adresses personnelles, et parfois un groupe de messagerie qui dort.
  • Les ressources humaines. Elles ne donnent pas de coordonnées, et elles peuvent parfois faire suivre un message, ce qui suffit.
  • Les photos d’équipe. Affichées dans un couloir ou rangées dans une armoire, elles font remonter des noms oubliés, et une photo d’il y a vingt ans fait un très bon point de départ pour écrire.
  • Le bouche-à-oreille. Un message qui circule de proche en proche va plus loin qu’une recherche menée seul : demandez à chaque personne retrouvée d’en chercher une autre.

Une dizaine d’anciens suffit pour une carrière longue. L’objectif est de retrouver ceux dont la personne parle encore, pas tout le monde.

Que dire à quelqu’un qu’on ne connaît pas ?

C’est le cas le plus fréquent, et le plus intimidant : écrire à un inconnu pour lui demander un souvenir. Le message dit qui vous êtes, pourquoi lui, et ce que vous attendez. À signer de votre prénom :

Bonjour, je travaille avec Michel Berger, que vous avez connu aux achats dans les années 2000. Il part à la retraite le 18 décembre.
On rassemble les mots de ceux qui ont compté pendant sa carrière. Il parle encore de cette période, et votre nom revient régulièrement.
Une minute suffit : un souvenir de travail avec lui. En vidéo ou par écrit, avec ce lien, avant le 10 décembre. Merci beaucoup.

La phrase « votre nom revient régulièrement » explique pourquoi vous écrivez à cette personne précise, et elle touche avant même qu’elle ait répondu. Le « souvenir de travail » évite les formules : on raconte une scène, pas une carrière.

Combien de temps ça prend, concrètement ?

Pour le départ de Michel, sa collègue Nadia a commencé un mois avant. La première semaine, elle a eu trois noms par Michel lui-même, sans qu’il se doute de rien, et deux par la photo de l’équipe de 2004 accrochée près de la machine à café. La deuxième, les anciens du service lui ont donné quatre numéros, dont un périmé ; le bouche-à-oreille a fait le reste, et Christine, de la compta, a retrouvé elle-même l’ancien chef d’atelier. Deux personnes n’ont pas répondu ; l’une a écrit dix jours plus tard en s’excusant, avec une vidéo filmée dans son jardin. Le jour du pot, neuf anciens étaient à l’écran, et deux étaient venus en personne, sans prévenir. Michel a mis un moment à reconnaître le chef d’atelier, puis ils ont parlé une heure.

Laissez le temps avant de rayer un nom : beaucoup de gens répondent au bout de dix jours, et une relance douce, une seule, en ramène souvent un ou deux.

Que faire des anciens collègues retrouvés ?

Les inviter au pot quand c’est possible : la présence de quelqu’un qu’on n’a pas vu depuis quinze ans marque la journée plus qu’un discours, et rendre le pot de départ vraiment juste leur donne une place dans l’ordre des prises de parole. Et montrer les messages de ceux qui ne peuvent pas venir, en premier : ce sont eux qu’on n’attend pas.

Après le pot, envoyez à tous les anciens retrouvés les photos du jour et la séquence des messages. La personne qui part récupère souvent, par ce biais, des contacts qu’elle avait perdus : c’est un cadeau de plus, et il dure.

Questions fréquentes

Combien d’anciens collègues faut-il retrouver ?

Une dizaine pour une carrière longue, en couvrant les différentes époques : un ou deux par poste ou par service. Au-delà, la séquence des messages s’allonge et les derniers passent moins bien.

Et si certains ont eu des différends avec la personne ?

N’insistez pas, et ne le mentionnez pas le jour J. Les anciens collègues qu’on recherche sont ceux dont la personne parle avec plaisir ; les autres ne manqueront à personne.

Comment demander un souvenir à quelqu’un qui a quitté l’entreprise en mauvais termes avec elle ?

En ne le demandant pas à propos de l’entreprise : « un souvenir avec Michel » n’engage pas à parler de l’employeur. Beaucoup acceptent volontiers, parce que la personne et la maison sont deux choses différentes.

Faut-il prévenir la personne qu’on cherche ses anciens collègues ?

Non, si c’est une surprise, et la plupart des pots de départ en sont une. Les questions innocentes, « tu as des nouvelles de… », suffisent, et la réaction le jour J vaut le secret.