
Un Noël en famille laisse quelque chose d’une année sur l’autre avec une question posée à chacun, dont on garde les réponses et qu’on relit l’année suivante.
Que retient-on d’un Noël en famille, dix ans après ?
Les gens et les moments, et parfois un cadeau qui a marqué. Un Noël en famille dont on se souvient est souvent celui où quelqu’un est venu de loin, celui où il a neigé, celui où une nouvelle a été annoncée entre le plat et la bûche. Les cadeaux font plaisir, et ce que la famille s’est dit ce soir-là, quand on l’a gardé, se relit aussi, d’une année sur l’autre.
Une idée simple permet de garder ces moments d’une année sur l’autre : une question, posée à chacun, dont on conserve les réponses.
Quelle question poser à Noël ?
Une seule, envoyée à toute la famille une semaine avant le repas, et dont les réponses sont lues à table puis gardées. Quelques questions qui marchent bien :
- « Quel a été le meilleur moment de ton année ? »
- « Qu’est-ce que tu as appris cette année ? »
- « Qu’est-ce que tu souhaites à la personne à ta droite ? »
- « De quoi es-tu le plus fier, cette année ? »
Posez la même chaque année, ou changez-en : les deux se défendent. La même question permet de comparer d’une année sur l’autre, et relire « le meilleur moment de mon année » sur dix ans raconte une famille entière. Pour les années plus difficiles, une question tournée vers les autres, « ce que tu souhaites à la personne à ta droite », convient à tout le monde.
Comment faire pour que ce ne soit pas pesant ?
Trois précautions, et cela s’installe tout seul. Demandez avant, pas pendant : un message une semaine avant laisse le temps d’y penser, et évite de prendre les gens de court à table. Une réponse par personne, courte, deux phrases, pour que l’exercice ne ressemble pas à un devoir. Et ne forcez personne : l’adolescent qui ne veut pas répondre cette année répondra l’année prochaine, s’il a vu que personne ne l’a jugé.
Voici le message à envoyer, à signer du prénom de celui qui reçoit :
Noël, c’est le 25 chez nous, comme d’habitude. Cette année, on aimerait garder quelque chose du repas : une question pour tout le monde.
« Quel a été le meilleur moment de ton année ? » Deux phrases, pas plus, par écrit ou en vidéo, avec ce lien, avant le 23. On les lira à table, et on les gardera pour les relire l’an prochain.
À table, c’est une personne qui lit, ou chacun lit la sienne ; ceux qui préfèrent ne pas parler devant quinze convives donnent leur réponse à celui qui lit. Et ceux qui ne sont pas là, la cousine à l’étranger, le grand-père à l’hôpital, répondent de chez eux et sont lus comme les autres.
À quoi ressemble la cinquième année ?
Chez les Roux, la question est la même depuis cinq Noëls : « le meilleur moment de ton année ». La première année, les réponses tenaient sur une feuille. La cinquième, le père a relu à table celles de la première : le petit-fils, 6 ans à l’époque, avait répondu « quand papi m’a appris à faire du vélo » ; il en a 11, et il a rougi. La grand-mère avait écrit « le mariage de Julie » ; Julie était là avec son deuxième enfant. Le silence a duré un moment, puis les réponses de cette année ont été lues, et la grand-mère a demandé qu’on lui imprime les cinq années. Recueillir les souvenirs des grands-parents donne d’autres questions pour prolonger ce moment avec eux.
Que faire des réponses après Noël ?
Les garder au même endroit, avec les photos du repas, et les relire l’année suivante avant de poser la question à nouveau. C’est le cumul qui fait la valeur : une année de réponses est un jeu, cinq années sont une histoire. Pour une famille dispersée, préparer une réunion de famille montre comment faire la même chose aux autres rendez-vous de l’année.
Questions fréquentes
Comment faire participer les enfants à la question de Noël ?
Posez-leur la question à l’oral, en tête à tête, et notez leur réponse mot pour mot, ou filmez-la. Leurs formulations sont celles qu’on relit avec le plus de plaisir dix ans après, et ils adorent s’entendre.
Et si la famille est dispersée pour Noël en famille ?
L’idée marche d’autant mieux : ceux qui ne viennent pas répondent depuis chez eux, par écrit ou en vidéo, et leur réponse est lue à table. Ils reçoivent les autres réponses le lendemain.
Faut-il poser une question différente chaque année ?
C’est un choix. La même question permet de comparer les années ; une question différente renouvelle le jeu. Beaucoup de familles gardent une question fixe et en ajoutent une seconde qui change.
Quelle question éviter à Noël ?
Les questions intimes ou tournées vers ce qui a manqué : « qu’est-ce qui t’a fait le plus de peine cette année ? » n’a pas sa place à un repas de famille. Les questions qui parlent des autres ou de l’avenir conviennent à toutes les années.
