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Des messages pour l’enfant, à lui donner plus tard

3 min de lecturepar Alex

Deux personnes rouvrent des messages enregistrés, une fois la fête terminée, dans un salon, dans une lumière verte

Demander à vos proches d’écrire à votre enfant, pour ses dix-huit ans, se fait en dix minutes aujourd’hui et ne se rattrape jamais après.

Une chose qui ne se rattrape pas

Vous pouvez retrouver des photos vingt ans après. Vous pouvez reconstituer une date, un lieu, une liste d’invités.

Vous ne pouvez pas faire écrire à quelqu’un ce qu’il pensait au moment de la naissance de votre enfant. Ce texte-là ne s’écrit qu’une fois, et seulement à ce moment.

C’est la seule chose, dans tout ce qui entoure une naissance, qui soit vraiment irréversible.

À qui demander, et quoi

Aux grands-parents et arrière-grands-parents en priorité. Ce sont les messages qui compteront le plus, et ce sont aussi ceux qu’on risque de ne plus pouvoir obtenir dans quinze ans.

Puis aux frères et sœurs, aux parrains et marraines, et aux amis les plus proches.

On aimerait que Léna ait, pour ses dix-huit ans, des mots écrits au moment de sa naissance.
Écrivez-lui directement, à elle, en la tutoyant. Ce que vous voulez : ce que vous ressentez aujourd’hui, ce que vous lui souhaitez, ce que vous voudriez qu’elle sache sur sa famille ou sur vous.
Une page, dix lignes, trois phrases, comme vous le sentez. Signez et datez.

Le mot « datez » est important. Un texte non daté perd la moitié de sa force : c’est de savoir qu’il a été écrit ce jour-là que vient l’émotion.

Ce que les gens écrivent, en général

Trois formes reviennent, et les trois fonctionnent :

  • La lettre directe. « Tu viens de naître, et voilà ce que je te souhaite. »
  • Le portrait de famille. Qui sont ses grands-parents, d’où vient son prénom, ce que faisaient ses arrière-grands-parents.
  • La promesse. Ce que la personne s’engage à être pour lui. C’est le plus rare et le plus fort.

Ce qui rate le plus souvent

Attendre le baptême, l’anniversaire, ou « un meilleur moment ». Il n’y en aura pas. Faites-le dans le premier mois.

Garder les textes dans un endroit dont personne d’autre ne connaît l’existence. Dites à au moins une personne où ils sont.

Les donner par petits morceaux, au fil des années. Tout perd sa force. Ces messages sont faits pour être découverts d’un coup, à un âge choisi.

Questions fréquentes

À quel âge donner ces messages ?

Dix-huit ans est le repère le plus courant. Certains choisissent un moment plutôt qu’un âge : un départ, une naissance à son tour, un cap difficile.

Faut-il les lire avant de les ranger ?

C’est votre choix. Beaucoup de parents préfèrent ne pas les lire, pour que la découverte soit partagée avec l’enfant. D’autres les lisent pour vérifier qu’ils sont lisibles dans vingt ans.

Et si quelqu’un ne sait pas quoi écrire ?

Donnez-lui une question précise : « Qu’est-ce que tu voudrais qu’elle sache sur son grand-père ? » débloque presque tout le monde.